Ces sept approches ne sont pas des théories — je les utilise concrètement en séance, selon ce que la situation demande. Certaines agissent sur le corps, d'autres sur la représentation mentale d'un problème, d'autres encore sur les mots qu'on utilise pour en parler. Ce qui les unit : elles n'imposent rien. Elles travaillent avec ce que la personne apporte.
L'hypnose ericksonienne
L'hypnose ericksonienne est une approche développée par le psychiatre américain Milton H. Erickson. Elle se distingue de l'hypnose classique par son caractère indirect et conversationnel : pas de montre qui se balance, pas de « vous avez sommeil ». Le travail se fait à travers des métaphores, des histoires, des suggestions indirectes qui parlent à la partie inconsciente de la personne sans forcer la conscience à se défendre.
L'état hypnotique utilisé en séance est en fait très proche de ce qu'on vit naturellement — la rêverie, le moment où on conduit sans vraiment « être là ». Ce n'est pas un état de perte de contrôle. La personne reste pleinement consciente et peut sortir de cet état à tout moment.
J'utilise l'hypnose ericksonienne pour travailler sur des peurs, des blocages ancrés, des habitudes difficiles à changer par la seule volonté consciente, ou encore pour aider quelqu'un à accéder à ses propres ressources intérieures. C'est une approche douce, mais qui va en profondeur.
Ce à quoi vous pouvez vous attendre en séance
Vous restez assis confortablement, les yeux fermés ou ouverts selon votre préférence. La voix guide l'attention vers l'intérieur. Il n'y a rien à faire de particulier : il suffit de laisser venir ce qui vient. Certaines personnes rapportent des images, des sensations, parfois des souvenirs. D'autres disent simplement s'être sentis très calmes. Les deux sont valides.
La technique de libération émotionnelle (EFT)
L'EFT combine un focus verbal sur un problème précis avec le tapotement de points d'acuponcture. Le principe : en maintenant mentalement le problème tout en stimulant ces points, on réduit l'intensité émotionnelle qui y est associée. Ce n'est pas intuitif comme idée, mais ça fonctionne — et assez rapidement.
C'est particulièrement utile pour des peurs précises, des souvenirs difficiles, ou des réactions émotionnelles qui semblent disproportionnées par rapport à la situation.
Un exercice simple à essayer
- Fermez les yeux, respirez profondément et pensez au problème. Évaluez l'intensité du ressenti de 1 (faible) à 10 (fort).
- En tapotant le point sous la main, répétez à voix haute trois fois : « Même si j'ai [dire le problème], je m'aime et je m'accepte entièrement. »
- En partant de la tête vers le bas du corps, tapotez chaque point environ 7 fois en nommant le problème à voix haute.
- Refermez les yeux et réévaluez l'intensité. Répétez si nécessaire.
La stimulation bilatérale alternée
La stimulation bilatérale consiste à activer les deux côtés du corps en alternance — en tapotant sous les clavicules gauche et droite tour à tour, ou en écoutant un son qui passe d'une oreille à l'autre. Ce type de stimulation aide à décrocher un déclencheur de la réaction émotionnelle qui lui est associée.
On l'utilise surtout pour des réponses automatiques difficiles à contrôler consciemment : une réaction de peur face à quelque chose d'objectivement sans danger, un blocage qui se réactive malgré soi.
Comment ça fonctionne en séance
- On identifie le déclencheur précis (une image, un son, une situation) et on évalue l'intensité du ressenti.
- En restant connecté à ce ressenti, on écoute un extrait de musique bilatérale — en général 2 à 4 minutes.
- On réévalue l'intensité et on répète jusqu'à ce qu'elle diminue de façon significative.
La Programmation Neuro-Linguistique (PNL)
La PNL part d'un constat simple : la façon dont on se représente mentalement une situation influence directement comment on la vit. En travaillant sur cette représentation intérieure — les images, les sons, les sensations associées — on peut modifier comment on réagit à cette situation.
Ce n'est pas de la pensée positive. C'est un travail structuré sur la façon dont le cerveau organise l'expérience. Parmi les techniques que j'utilise le plus souvent : le changement de position perceptuelle (se mettre à la place de l'autre de manière guidée) et le recadrage.
Exemple d'exercice
Imaginez une ligne au sol allant de 1 (le problème est insupportable) à 10 (le problème n'existe plus). Placez-vous physiquement sur votre chiffre actuel, puis faites un pas vers le 10. Remarquez ce qui change dans votre corps, dans votre posture, dans ce qui devient possible.
L'approche orientée solutions
Plutôt que de creuser dans les causes d'un problème, cette approche cherche des exceptions : quand le problème était moins présent, qu'est-ce qui était différent ? Cette façon de faire est souvent plus rapide parce qu'elle s'appuie sur des ressources que la personne a déjà, même si elle ne les voit pas.
C'est une approche que j'utilise souvent quand quelqu'un tourne en rond sur un problème depuis longtemps. Changer d'angle change ce qui devient visible.
Questions clés
- Sur une échelle de 1 à 10, où en es-tu avec ce problème en ce moment ?
- Qu'est-ce qui changerait si ça s'améliorait d'un point ?
- Si pendant ton sommeil le problème disparaissait, quelle serait la première chose que tu remarquerais de différent le lendemain matin ?
L'autohypnose
L'autohypnose, c'est la capacité d'induire soi-même un état de calme et de réceptivité intérieure. Dans cet état, les suggestions, images et intentions ont plus d'impact parce que le filtre critique habituel est moins actif.
Je l'enseigne à mes clients pour qu'ils puissent l'utiliser entre les séances : pour gérer les symptômes de l'anxiété au quotidien, renforcer une nouvelle façon de penser, ou se préparer à une situation difficile. C'est un outil que les gens gardent longtemps.
Un exercice de base
Assis sur une chaise, respirez profondément et laissez vos yeux se fermer. Laissez le corps se balancer doucement de gauche à droite, et portez toute votre attention sur les petits mouvements et changements qui se produisent. Avec le calme qui s'installe, imaginez une personne qui vous aime entièrement — voyez son visage, ses yeux, son sourire. Déplacez-vous dans son corps et voyez-vous à travers ses yeux. Ressentez ce regard. Revenez ensuite dans votre corps et respirez profondément pour intégrer.
La communication non-violente (CNV)
La CNV propose un cadre pour s'exprimer sans déclencher de réaction défensive chez l'autre. Elle repose sur quatre étapes : observer les faits sans jugement, nommer ce qu'on ressent, identifier le besoin sous-jacent, et faire une demande concrète.
C'est un outil de résolution de conflits, mais aussi de relation à soi-même. Transformer « je dois » en « je veux, parce que... » change complètement la façon dont on aborde une obligation. Ce n'est pas une technique douce — c'est une technique précise.
La structure en quatre étapes
- Observation : ce que j'observe de manière factuelle, sans jugement
- Sentiment : ce que je ressens quand j'observe cela
- Besoin : le besoin qui n'est pas respecté ou comblé
- Demande : une demande concrète et réaliste
Exemple : « Quand je te parle de ma journée et que tu regardes ta montre, je me sens triste. J'ai besoin de me sentir écouté. Pourrais-tu me dire si tu as quelque chose d'urgent, qu'on puisse trouver un meilleur moment ? »
Voir aussi :